Le chemin de Juan Ayuso sans la Vuelta
Ce premier podium de Juan Ayuso sur la Vuelta est loin
Nous l'avons dit clairement, mais il est désormais officiel que Juan Ayuso ne dirige pas la Vuelta a España.
Ce n'est pas n'importe quelle défaite, dans une année très faible pour le cyclisme espagnol, on peut dire que les meilleurs de ce côté des Pyrénées ne sont pas dans la course à domicile.
La décision marque le passage à une seconde moitié de saison où le coureur change les trois semaines pour le défi


d'une journée.
Son attention s'éloigne des routes espagnoles pour se concentrer sur les classiques canadiennes, la Coupe du monde et sa première dans un monument, la Lombardie.
La feuille de route est claire.
Ayuso réapparaît en septembre.
Son premier bloc passe par le Grand Prix de Québec et le Grand Prix de Montréal.
Des courses dures, nerveuses et de longue distance.
Le Canada ne sera pas un court voyage.
L'intention est de prolonger le séjour en Amérique du Nord car le Championnat du monde s'y déroule.
Ce sera le grand événement de la fin de l'année et Ayuso débute comme la pièce maîtresse de l'équipe espagnole, désormais dirigée par Alejandro Valverde.
Le technicien fait confiance à son expérience pour ce type de circuits exigeants.
L'année dernière, il était en tête jusqu'aux moments clés.




La campagne ne se termine pas avec la Coupe du monde.
Après l'aventure américaine, le calendrier marque les Européens en Slovénie durant la première semaine d'octobre.
Quelques jours plus tard, nouvel examen : Il Lombardia.
Il est frappant qu'un cycliste avec son profil se trouve à cet endroit face à son premier monument. La Lombardie marque ses débuts dans les cinq grandes classiques.
Une sortie tardive que nous pouvons supposer est due à sa coïncidence avec Pogacar ces années-là.
Il peut désormais diriger tout ce qu'il voulait autrefois, dans une saison qui ne doit pas nécessairement être celle qui marque son avenir.
Fini les déboires physiques du début d’année, déboires qui l’ont sans doute gêné cette saison.
Surtout sur le Tour, où il s'est réduit au fil des jours.
L'enjeu est désormais de démontrer que son moteur est aussi performant en Coupe du Monde qu'en Italie.
Changer la Vuelta pour les classiques nécessite des résultats immédiats et tangibles.
L'année n'est pas finie à Paris.


Le cycliste assume le pari et le calendrier dictera la décision.
Il lui reste encore de la marge pour redresser sa première année chez Lidl-Trek, une équipe dans laquelle je pense qu'il a trouvé le statut qu'il recherchait.
Il est le premier intéressé à progresser, il ne se peut pas que ce prodige qui est monté sur le podium de la Vuelta à moins de vingt ans ait perdu toute sa puissance…

