Combien d’étapes Jhonatan Narváez remportera-t-il sur ce Giro ?
Trois étapes de Jhonatan Narváez dans le Giro et il en reste plus de la moitié
L'étape centrale de ce Giro nous a offert une superbe journée de cyclisme.
Le peloton a parcouru de magnifiques paysages, mettant en valeur ce coin des Cinque Terre, un lieu de renommée mondiale et valorisé à la hausse dans tous les catalogues des opérateurs internationaux.
La résolution de l'étape s'est forgée avec une de ces évasions monumentales et typiques de la deuxième semaine d'un grand tour : un grand groupe, plein de personnes de très haut niveau, qui ont été sélectionnées et affinées en fonction de différentes évasions de l'évasion, comme dirait mon ami Chente.


Jonathan Narváez a donné un bon aperçu d'un Enric Mas bien amélioré et récupéré.
À un moment donné de la décision, il a semblé que l'Espagnol préférait assurer la deuxième place plutôt que d'être pourchassé par derrière, renonçant à tenter quelque chose de différent face à un rival qui, en vérité, est dans un état de grâce absolu.
Le truc de Jonathan Narváez, c'est le cadrage.
L'Équatorien est arrivé à ce Giro pratiquement inactif depuis le Tour Down Under, mais démontrant un état de forme sensationnel, un sens de la course ultra-fin et une énorme capacité de finition.
Les données sont incontestables : au total trois étapes gagnées sur onze disputées.
Il le fait également en soutenant une équipe en déclin à cause de la chute subie au début du Giro d'Italia, mais qui a déjà accumulé quatre victoires à son actif grâce à la formidable efficacité de son fer de lance.
À cette occasion, Narváez a remporté le match contre Enric Mas, mais il ne faut pas oublier son palmarès dans cette édition.
À Fermo, il a pu lever les bras en arrivant seul après avoir réussi une échappée de 76 kilomètres, tandis qu'à Cosenza, il s'est montré le plus rapide d'un peloton très épuisé par le travail précédent de Movistar pour Orluis Aular.
Cet état de forme et le sens fin de la finition qu'il démontre nous amènent légitimement à nous demander combien d'étapes encore Jonathan Narváez peut remporter dans ce Giro d'Italia.


Attention, car l'Équatorien affronte directement une autre grande légende du sport national comme Richard Carapaz, capable de remporter cette course il y a sept ans.
Si Narváez parvient à franchir quatre, cinq ou six étapes, il franchira un cap vraiment comparable au triomphe final de Carapaz à Vérone.
Une étape qui, bien sûr, parle des quelques mais très grandes perles qu'offre aujourd'hui le cyclisme latino-américain.


Un cyclisme qui nous manque en première ligne, comme nous admirions il y a dix ans l'émergence qu'ils ont réalisée et la domination dont ils ont fait preuve sur la route.

