Nairo Quintana, c'est la retraite d'une légende

Le temps a passé très vite pour Nairo Quintana

Annoncer que Nairo Quintana quitte le cyclisme n’est pas une simple formalité.

Il s’agit, à proprement parler, de la fermeture des stores de l’époque la plus brillante, la plus bruyante et la plus réussie du cyclisme colombien.

Il fut un temps, il y a à peine dix ans, où un grand retour ne pouvait être compris sans l’importance des coléoptères sur tous les fronts.

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Cette génération bénie a réalisé ce qui semblait être une chimère : conquérir les trois grands, attaquer les monuments, dominer des tours d'une semaine et collectionner les étapes avec une voracité qui, aujourd'hui, au vu du panorama actuel, semble lointaine.

Dans cet écosystème de talents, les hiérarchies étaient claires.

Si Rigoberto Urán faisait office de papa, et si Egan Bernal représentait le joyau de la couronne avec sa précocité, et le Tour, Nairo Quintana en était la synthèse totale.

Il était le cycliste qui rassemblait tout en une seule figure et, sans aucun doute, le coureur le plus aimé des fans, conservant un magnétisme intact même lorsque les résultats cessaient d'accompagner la force d'antan.

Personne n’a pénétré aussi profondément le cœur des fans que Cómbita.

À un palmarès qui élimine les ratés, il a ajouté un héritage de puissance difficile à mesurer en watts ou en secondes.

Pour cette raison, même si dans les pages de ce cahier mal bagué nous l'avons un jour piqué, il est aujourd'hui temps de reconnaître qu'il repart avec ses devoirs plus que terminés.

Son départ intervient à un moment charnière où, pour être honnête, dans le sport, il n'avait plus rien ou presque à prouver.

Le cyclisme s'est mué en une discipline d'avions volant à basse altitude, où les nouveaux patrons imposent un rythme qui ne permet pas la nostalgie.

Nairo prend sa retraite après avoir été l’axe sur lequel pivotaient les espoirs de tout un pays, fermant un cycle doré qui laisse un immense vide.

S'en va l'homme qui a placé la Colombie sur la plus haute marche du podium d'un Giro et d'une Vuelta, celui qui a regardé Froome dans les yeux sur le Tour et celui qui, surtout, incarnait la fierté d'une lignée qui a changé à jamais l'histoire de ce sport.


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